La cirrhose de foie: causes, symptômes et diagnostic.

Les données statistiques des cas de cirrhose de foie recensés seulement en France sont un peu inquiétantes. Le constat des diagnostics se situe généralement entre la tranche d’âge de 50 à 55 ans avec environ 700 000 cas recensés chaque année. Sur ce quota, au moins 210 000 personnes atteintes sont à un stade chronique. Chaque année, l’on évaluera entre 10 000 et 15 000 le nombre de décès causés par cette maladie. En Europe et aux États-Unis, les données ne sont pas plus encourageantes. Les cirrhoses engendrées par les hépatites chroniques seraient la principale source des transplantations hépatiques.

La cirrhose du foie : qu’est-ce que c’est ?

La cirrhose de foie se définit comme une maladie du foie due à une agression de l’organe par certains produits toxiques ou organismes infectieux. Vu que le foie est un organe très sensible du corps humain, son inflammation de façon chronique entraine entre autres des lésions telles que la destruction des hépatocytes (cellules hépatiques). Ces cellules se régénèrent de façon anarchique en modifiant par la suite de divers évènements la structure du foie. Le résultat est clair, le foie perd ses fonctions primaires, dont la sécrétion de la bile et la filtration du sang. À la longue la cirrhose peut aboutir sur le cancer de foie.

Quelles sont les causes de la cirrhose du foie ?

Plusieurs causes sont connues pour être à l’origine de la cirrhose, mais la consommation et surtout l’abus de l’alcool est la principale cause. L’hépatite virale chronique est la seconde cause même si elle peut également provenir d’une maladie rare.

En effet, 50 % à 75 % des cas de cirrhose serait engendré par l’alcoolisme chronique. Des infections virales seront évoquées dans le cas de l’hépatite chronique virale de type B, C et D. Dans certains cas, c’est le diabète et l’obésité qui sont la principale cause. Certains médicaments et toxines environnementales sont également connus pour être à la base de l’hépatite toxique.

Qu’en est-il de ses symptômes ?

La cirrhose est une maladie réputée pour être très insidieuse et surtout asymptomatique. Parfois, c’est lors d’un bilan de santé ou lors d’un examen clinique pour une autre maladie que le mal est découvert.

Néanmoins, pour ce qui concerne les symptômes, le malade n’a plus d’appétit et est sujet à des nausées et vomissements. Il perd par conséquent du poids et se sent tout le temps fatigué. Il connait également des crampes musculaires.

Diagnostic de la maladie

Lors d’un examen clinique, certains signes peuvent alerter le médecin traitant : le foie qui devient gonflé et palpable. C’est également possible que la rate soit aussi dans un état pareil. On assiste à des paumes des mains qui deviennent rouges, représenté dans le jargon médical par la présence d’érythrose palmaire. On assiste également à la présence d’angiomes stellaires. Lorsque la maladie est confirmée, le médecin enverra le patient vers un hépato-gastro-entérologue qui est le spécialiste de ce type de maladie. C’est lui qui se chargera de faire faire au patient certains bilans et analyses.

Comment évolue la cirrhose du foie ?

Au début, la maladie n’est décelable que si le patient se fait consulter pour un autre mal et on dit que la cirrhose est « compensée ». Lorsque le foie n’arrive plus à assumer ses fonctions primaires, on parle de cirrhose au stade de « décompensation ».

À ce dernier stade, les complications ne préviennent plus. En revanche, l’évolution de la maladie peut être retardée si le patient revoit son hygiène de vie ou se donne à un traitement des causes de la maladie.

Il est rare que la maladie connaisse une régression surtout arrivée au stade de la décompensation.

La cirrhose du foie se traite-t-elle ?

En ce qui concerne le traitement de la cirrhose du foie, malheureusement c’est une maladie qui ne se guérit pas, mais qui peut être ralentie. En revanche, une greffe de foie peut aboutir à un résultat plus concluant. Il peut également arriver que l’on assiste à des cas de cette maladie où l’on constate quelques régressions dans la maladie, mais c’est bien entendu des cas assez rares. L’option la plus recommandée est d’éliminer tous les facteurs qui pourraient aggraver cette maladie ou de traiter les différents de la maladie. Il s’agira entre autres de revoir son alimentation, d’arrêter la consommation de l’alcool et des drogues. Pour d’autres cas spécifiques, des traitements appropriés seront prescrits.