Kyste ovarien: définition, symptômes et traitements.

On entend souvent parler de kyste chez les femmes sans pour autant maitriser ce dont il s’agit véritablement. Il est dit ovarien parce qu’il concerne les ovaires et par conséquent la femme. Même si c’est rare chez les filles de 10 à 16 ans, c’est tout à fait possible qu’elles soient confrontées à ce genre de pathologie. Chez la femme adulte, entre 5 % à 7 % ont déjà connu les séquelles de la maladie. De quoi s’agit-il en réalité et quelles sont les informations nécessaires à savoir sur cette pathologie.

Qu’est-ce qu’un kyste ovarien ?

Sans trop aller dans les détails, le kyste ovarien est une augmentation pathologique du volume de l’ovaire. Cette augmentation anormale est connue sous le nom de tuméfaction. Elle se développe donc sur les ovaires et ces derniers si l’on se réfère à nos cours de sciences sont des glandes génitales logées aux extrémités des trompes de Fallope. Un kyste ovarien pourrait être comparé à une membrane remplie d’eau en formation à l’intérieur de l’ovaire ou à l’extérieur. C’est une pathologie assez fréquente chez la femme. Elle est le plus souvent moins grave et peut disparaitre toute seule sans aucun traitement ; mais il peut aussi arriver que le kyste prenne de la grosseur avec le temps et entraine même des complications.

Les différents types de kystes

Il existe deux principaux types de kystes ovariens : les kystes ovariens dits fonctionnels et les kystes ovariens dits organiques (ou encore non fonctionnels).

–         Les kystes ovariens fonctionnels

Ils sont considérés comme les plus fréquents et seraient liés au cycle menstruel de la femme. Ainsi, chez la femme en période d’activité génitale, les kystes représentent un taux de prévalence de 20 % contre 5 % chez la femme en ménopause. Les kystes fonctionnels représentés en deux sous-catégories (kyste folliculaire et kyste lutéal) peuvent disparaitre à tout moment au bout de quelques semaines ou mois, ou encore 3 cycles menstruels . Au-delà de 3 mois de persistance, ils ne peuvent plus être taxés de fonctionnels.

–         Les kystes non fonctionnels

Ils sont réputés pour leur nature permanente et leur origine inconnue. Comparativement aux premiers, les kystes non fonctionnels ne changent pas de volume, peu importe la période du cycle de menstruation. Classés en 4 catégories, on retiendra les kystes séreux, les kystes muqueux, les kystes dermoides et les kystes endométriosiques.

Les symptômes d’un kyste ovarien

Les kystes peuvent dans 50 % des cas demeurés dans un état de latence pour n’être révélé que par une échographie ou examen dans le cadre des analyses de recherche d’une autre pathologie. Sinon, il se manifeste aussi souvent par des signes douloureux dont les douleurs pelviennes, les troubles digestifs par compression, les métrorragies, les envies incessantes d’uriner et bien d’autres.

Diagnostic

Lorsque le kyste a pris de la grosseur, le gynécologue par de simples palpations pendant un toucher vaginal peut le détecter. Généralement, un examen classique de gynécologie permet de diagnostiquer le kyste. Mais pour avoir une idée sur la taille du kyste, sa localisation précise, l’on fera recours à une échographie. La radiographie peut également être utilisée en cas de kyste dermoide.

Pour le cas des kystes plus volumineux que la normale, l’on fera recours à une IRM. En revanche, pour voir l’aspect du kyste et procéder éventuellement à une ponction, la coelioscopie sera demandée.

Comment traiter le kyste ovarien ?

Le traitement d’un kyste peut se faire soit par une surveillance médicale, soit par une intervention chirurgicale.

–         La surveillance médicale

Pas besoin de recourir à un traitement thérapeutique lorsque le patient est seulement confronté à un kyste fonctionnel où l’on sait que cela pourrait disparaitre au bout de 3 cycles menstruels. Cela nécessite seulement une bonne surveillance médicale qui se fera par des échographies.

–         L’intervention chirurgicale

L’on fera recours à une intervention chirurgicale lorsque la présence du kyste présente de sérieuses complications. En fonction des cas, le médecin sera confronté soit à une ponction ou tout simplement à une ablation.

L’intervention chirurgicale peut donc intervenir en cas de torsion de l’ovaire où les douleurs sont très intenses suivies de nausées et de vomissements. Elle peut également intervenir lorsqu’on est confrontée à une hémorragie intra-kystique, à la rupture du kyste de l’ovaire puis à l’abcès ovarien pour ne citer que ces cas.